Ce parc est le plus méridional des trois parcs nationaux alpins et est limité en grande partie a l’est par la frontière italienne,de l’autre coté de laquelle s’étend le parc nationale alpi maritime, créant ainsi un grand espace de protection transfrontalier favorable a la circulation des espèces, dans un sens comme d’en l’autre et a la mise en place de plan de réintroduction efficaces (gypaète, bouquetin,…).Facilement accessible depuis la cote méditerranéenne, il bénéficie aussi d’un climat particulier, a la fois sous influence montagnarde, et méditerranéenne.
Ma découverte de ce parc est toute récente puisquâelle ne date que de début Août, mais, même si jâavoue y être partis avec quelques appréhensions, notamment vis-à-vis du climat, et de lâaridité que lâon peut rencontrer dans le sud de la France, jâai été agréablement surpris par la verdeur des forets et des alpages, et très rapidement conquis par la beauté des paysages, rencontrés, des ruisseaux qui lâirriguent, et par la faune rencontrée.
Ainsi, des le départ de notre randonnée depuis la vallée de la Gordolasque, nous croiserons rapidement de nombreux chamois
, peut craintifs, semblant même ne pas avoir compris le principe de la fuite tellement ils sâapprochent de nous !
Arrivés au col, nous croisons des gens qui après deux minutes de discutions nous montrent ou nous pourront observer des bouquetins, mais aussi ou trouver la saxifrage a fleurs multiple, endémique du parc avant de nous laisser leur carte !merci encore
Nous voilà repartis dans la zone de protection de la vallée des merveilles, dans laquelle nous pique niquerons avant de laisser de coté le refuge et les lacs, pour partir en direction du baisse de basto, deuxième et dernier col de la journée.
En chemin, nous observons les gravures laissées ici par nos lointains ancêtres, toujours accompagnés par les chamois de tout ages, mais aussi la marmotte qui semble sâêtre coincée dans une faille du rocher
, et surtout le gypaète barbu que nous apercevons tournoyant au dessus des sommets grâce aux jeunes gardes du parc, avant de disparaître dans la brume. Nous sommes chanceux, câest seulement le troisième quâils aperçoivent de la semaine ! Cependant notre chance ne sâarrête pas là, en effet, avant dâattaquer la montée finale nous faisons une pose au bord du lac des merveilles, premier lac naturel de la journée, et durant cette pose, le cri de la marmotte mâalerte : ce nâest pas le cri habituel qui se répète tel un écho pendant de longues minutes signalant un randonneur, non, le cri qui vient de retentir est bref est strident, signalant quâun grand rapace vient dâentrer dans le champ de vision de notre guetteur. Je les imagine plongeant dans leur terrier pour se mettre à lâabri, et lève les yeux essayant de repérer le fautif, et je le repère longeant la falaise, il sâagit une nouvelle fois du gypaète ! est ce le même, je ne sais pas, cependant, la scène se reproduira trois fois a une demi heure dâintervalle, et lors de notre dernière rencontre, alors que nous avons presque terminé lâascension du col,il nous passera au dessus a tout juste cinq mètres de distance !
Je tente une photo,
mais malheureusement elle est a contre jour !Il tournera encore cinq minute devant la falaisece qui me laissera le temps de refaire une ou deux photos meme si il est deja un peu loin!
avant de disparaitre dans la brume
Au col, nous apercevrons nos premiers bouquetins de la journée, puis nous redescendons, avant de bivouaquer dans une pelouse sur laquelle viendront de nombreux bouquetins dont certains fort âgés
ainsi que quelques chamois. La journée a été riche en observations, et nous ne regrettons pas nos efforts, mais au cours du repas, nous sommes surpris par des claquements sourds. En levant les yeux nous apercevons deux beaux males qui se combattent dans la falaise !
Ce combat durera quelques minutes seulement, mais dâautres auront lieu jusque tard dans la nuit, bien après que nous nous soyons couchés !
Le lendemain matin, le temps sâest un peu dégradé, cependant les observations de la veille nous ont tellement enthousiasmé, et la fatigue se faisant sentir (1300 m de dénivelé le premier jour, ça fait beaucoup !)Nous décidons de nous contenter de passer le col et de profiter de la journée pour observer tranquillement les animaux.
Bien nous en a pris puisquâau cours de cette deuxième journée nous verrons de nombreux chamois et bouquetins, mais aussi une hermine
et de nombreux oiseaux dont le sympathique rouge queue noir
, mais nous aurons la chance de pouvoir observer une multitude dâactivités différentes de la vie de ces animaux, comme la tétée ou les cabrioles de lâeterlou ou du jeune bouquetin ou encore des descentes de falaise par un groupe dâetagnes !
Nous trouverons aussi, dans un éboulis, caché sous un gros bloc un ensemble dâossements repartis sur de lâherbe sèche, restes dâun grand prédateur ou simplement un animal venu mourir ici ?nous ne saurons pas !
Le troisième jour, nous redescendons vers la vallée, observant au passage les saxifrages dont nous avait parlé notre rencontre du premier jour, malheureusement elles ne sont pas en fleur ! Ceci dit, elle ne fleurissent quâune fois dans leur vie qui dure â¦entre 10 et 70 ans !
Au cours de notre descente, nous croiserons encore quelques bouquetins 
et chamois
, mais surtout de très nombreux touristes apparemment pas habitués a randonner qui regrettent dâavoir quitté leur plage !
Au cours de la descente, après avoir longé une magnifique cascade, nous arrivons a une intersection indiquant un lac : le lac Autier, nous décidons de prolonger notre séjour dans ce secteur dâune journée et de passer la nuit près de ce lac, nous quittons donc « lâautoroute » sur laquelle nous sommes pour monter vers ce lac, qui valait bien 1h30 de montée rapide tellement son eau est belle, au bord duquel nous passons une très bonne nuit avant de rejoindre la civilisation non sans se jurer de revenir dans cette région tellement le secteur est joli


en effet, le lac Autier abrite de la truite, ca gobait dans tout les sens le soir, et j’ai vraiment regetté de ne pas avoir mon fouet, mais j’avais qd meme un lancer et le seul moyen d’interesser les poisssons a ete un petit pn flottant, j’ai pas fait de photos,elles etaient un petit peu trop chtites!Par contre j’ai eu deux secondes au bout de ma ligne le monstre du lac : y’avait un buldo qui trainait , j’essaye de l’accrocher pour l’enlever du lac, et ca resiste, puis je vois sortir le monstre de sous un rocher, qui au bout de 2 secondes a regurgité une truitellle de 15 cm a moitié digérée!!!!
bravo,
c’est tout simplement exelent!
qu’elle chance d’avoir vu tout ça!cela donne envie.
Le lac Autier devait bien abriter qques poissons…n’oublies pas ton fouet la prochaine fois,… la salmo truta qui l’habite doit y être si belle qu’une photo d’elle aurait mis un peu de rouge dans tout ce vert 😉
Ben alors!
Fallait m’avertir de cette sortie,car le recit donne vraiment envie , et je suis decu d’avoir raté tout cela!
Merci , grace à toi, c’est comme si nous y etions un peu !
Alain